Articles

Zombie Boy, le beau sale gosse

Image
Rick Genest, plus connu sous le nom de Zombie boy a été découvert mort par la police de Montréal mercredi 1er août 2018, jour de la mort de Fakir Musafar.
Sa tête vous dit quelque chose sans doute. Une tête de mort, de zombie, un déguisement à tomber par terre dans les soirées branchées. Tatoué, des pieds à la tête, crâne et visage compris. Zombie a été une apparition dans le monde du tatouage. Découvert mort à 32 ans, il y a pourtant plusieurs années qu'il est ainsi recouvert.
On connait un peu son histoire, il a été beaucoup interviewé. Les photos de lui inondent le web. Mannequin pour Mugler, on le retrouve dans la presse féminine dans une image de sale gosse stylisé. Il prenait la lumière. Savait poser son regard, faire la mimique qu'il fallait.


On le voit aussi dans le clip de Lady Gaga "Born this way" (un clip à plus de 230 millions de vues) où il incarne la créature qui nait dans un déchirement et en laquelle... se maquille Lady Gaga




Mais Rick Genest était un…

L'ultime modification du corps de Fakir Musafar: la mort

Image
Fakir Musafar est mort.
Sa femme, Cléo Dubois qui l'a veillé jusqu'au bout, a annoncé sur Facebook qu’il s’était éteint, chez lui, un peu avant midi le 1er août 2018.

Fakir Musafar, le Dandy au corps modifié est mort.

Sa mort ne fera pas la une des journaux et ses obsèques ne seront pas retransmises en direct. La presse people ne l’a pas traqué jusqu’à ses derniers instants. Pourtant, l’annonce faite par Fakir lui-même de sa mort à venir avait déclenché une vague de tristesse, d’hommage et de respect. Le 4 mai, 2018 il annonça en effet qu’il souffrait d’un cancer. Lors de cette annonce, il a demandé à ce qu’on lui adresse un courrier postal. Avec humour et détachement, il annonçait que le temps était venu pour lui d’annoncer que sa durée de conservation était épuisée et que sa date de péremption était imminente. Souffrant d’un cancer des poumons, il s’apprêtait à passer dans un autre monde et à profiter de ses derniers instants.

"Dear Followers, Fans, Students and Loving…

Johnny est mort, son corps devient patrimoine de la masculinité

Image
Johnny est mort.
Il fallait s'y attendre.
Et on s'y attendait (il y a à peine un mois j'avais écrit ce billet sur son déclin et la "vigilance" médiatique qui l'accompagnait).
Tout comme il fallait s'attendre au déferlement d'hommages, de témoignages, d'articles, d'émissions, de rétrospectives qui lui ont été consacrés sans interruption toute la journée et depuis le petit matin de l'annonce de sa mort.

La philosophe Adèle Van Reeth, à l'aube, en venait même à vouloir inventer un rôle joué par Johnny dans Citizen Kane pour pouvoir lui rendre hommage dans l'émission qu'elle consacrait toute la semaine à Orson Wells.
On avait beau s'y attendre, ce flot ininterrompu surprend par sa force.
Mais pouvait-on attendre autre chose de la mort de celui qu'on pourrait appeler "la joie du peuple", pour paraphraser la formule utilisée à propos du footballeur brésilien Garrincha (dont la mort –racontée par José Sergio Leite L…

Johnny Hallyday déclin d'un corps du rock

Image
 Hier, 2 novembre 2017, Gala titre un article de Marion Rouyer: "Johnny Hally­day opéré de la hanche et immo­bi­lisé en fauteuil roulant : il peut remar­cher". Sous-titré "Une santé fragile", l'article renseigne sur les dernières hospitalisations du chanteur qui aurait été opéré de la hanche mais aurait aussi subi une séance de chimiothérapie pour son cancer du poumon. La hanche de Johnny inquiète au moins autant que la cuisse de Zinedine Zidane en 2002. Parce qu'elle est la hanche d'un patrimoine de la masculinité française. Plus que la hanche, le cancer du poumon symbolise le déclin de celui qui depuis 50 ans incarne le corps français du rock, et au bout du déclin, la mort.
Les images de Johnny fatigué, au visage creusé et aux traits tirés et la certitude qu'il souffre d'un cancer rappellent qu'il va mourir, comme tous les rockers. L'an dernier, l'entrée sur scène de Johnny dans sa tournée "Rester vivant", affiche pourta…

Une semaine de maître de conférences

Image
La semaine qui vient de s'écouler (du 9 au 15 octobre) est une semaine qui a été chargée, non seulement par le temps passé à travailler et à me déplacer, mais par l'engagement sur différents plans.

Emploi du temps:

Lundi 9 octobre, participation à l'expertise collective de l'INSERM sur la dyspraxie et les enfants dys, dit autrement, sur les enfants atteints d'un Troubles Développemental de la Coordination (TDC), pour reprendre la terminologie internationale sur laquelle se sont entendu les scientifiques en 2015. Cette expertise a été lancée il y a un an. Nous en sommes

S'aimer tatouée. Femmes, tatouages, cancer, photos, témoignages,etc

Image
S'aimer tatouée, c'est l'histoire de rencontres autour du tatouage.
Et c'est un livre, un beau et gros livre pour lequel une participation collective vient d'être lancée, une forme d'anticipation sur l'achat, une manière de rendre certain le fait que le livre va exister.
L'appel à souscription, c'est ici.

Les rencontres, ce sont d'abord celles qui ont eu lieu entre Nathalie Kaïd, la photographe et des dizaines de femmes tatouées, un peu, beaucoup, trop, peu importe, des femmes qui ont choisi d'imprimer dans leur chair des motifs comme autant de traces de vie.

La robe de Mireille Darc

Image
Mireille Darc dans une robe qui estomaque Pierre Richard. C'est Le Grand Blond avec une chaussure noire, 1972. J'avais neuf ans. Ce film, je l'ai vu de nombreuses fois. C'était le film drôle qu'on laissait voir aux enfants. Bien sûr, Pierre Richard en pitre maladroit était au centre du film. Mais Mireille Darc en femme fatale était là.
Et j'avais beaux être un petit garçon, j'avais bien vu que sa robe produisait un effet sur Pierre Richard.  Et j'avais entendu la profondeur de son "bonsoir", sa voix... à laquelle je ne pouvais rien associer alors.
Cette robe qui habillait Mireille Darc d'un rien est sans doute aussi celle qui a fait que j'ai toujours eu de la tendresse pour elle, née du désir indicible, imperceptible qui s'est construit au fur et à mesure des visionnements, tout au long de mon adolescence.
La fonction comique de l'érotisme, incarné par une robe portée par une blonde, n'enlève rien à la perception de l'…