Surveiller et frémir

Surveillance militaire, policière et machinale à Paris et Bruxelles...
Les attentats de Bruxelles, après ceux de Paris, de Londres, de Madrid ne cessent de pousser nos sociétés vers le désir sinon l'attente  de la surveillance totale.
Chaque attentat qui se passe sur le sol européen ou américain rappelle la vulnérabilité de tous, la fragilité de chacun devant les frappes d'hommes armés et déterminés à tuer, là où personne n'est en mesure de se défendre. Il ne s'agit plus d'informations exotiques venues de pays en guerre.
Attaquer des écoles, des universités, des centres commerciaux, des théâtres, poser des bombes sur des marchés, dans les métros ou dans les bus, mitrailler les terrasses des cafés, est une tactique certes lâche mais aisément importable et Ô combien efficace.
Devant l'exposition à ce risque insaisissable les autorités préconisent une surveillance généralisée. Face aux salauds en armes, les populations n'ont pas d'autre alternative que de la réclamer ou de se terrer.

Pourtant, les caméras de surveillance, le suivi du déplacement des personnes, leur étiquetage, la captation de leurs données personnelles... n'empêcheront ni la peur, ni les lâches et aveugles attaques destinées, au sens propre, à terroriser en semant la mort à l'improviste.

Il semblerait donc que nous soyons désormais (et pour un certain temps) condamnés à surveiller et frémir.

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