La "lolita" et la "sex-bomb", figures de socialisation des jeunes filles. L'hypersexualisation en question
l'article réalisé avec Sandrine Jamain-Samson a été publié dans le numéro de la revue Sociologie et sociétés paru au printemps 2011 sous le titre Pour une sociologie de la mode et du vêtement/For a sociologu of Fashion and Clothing.
Vous pouvez trouver un résumé sur le site de la revue (la mise en ligne gratuite est décalée à quelques mois, il est toutefois possible d'acheter l'article en ligne).
Par ailleurs, Xavier Molénat, dans la revue Sciences humaines, s'en est inspiré pour son article "Mais que cherchent les lolitas?" que vous pouvez consulter ici.
D'autres références autour de l'article sur ce blog, sur l'érotisation des ados et sur le regard des adultes
Egalement sur le site egalité-infos, le dossier "Génération Lolitas: le reflet d'une hypersexualisation?"
Pour citer notre article: Philippe Liotard et Sandrine Jamain-Samson, "La “lolita” et la “sex-bomb”, figures de socialisation des jeunes filles. L'hypersexualisation en question", Sociologie et sociétés, volume 43, numéro 1, printemps 2011, p. 45-71
corps, culture, éducation, socialisation. sport, genre, violences (sexuelles, sexistes, homophobes), modifications corporelles (bodmods, tatouage, piercing, scarification, implants...), sexualité, éthique, vulnérabilité, handicap
lundi 17 octobre 2011
dimanche 18 septembre 2011
Histoire de l'oeil à la demeure du chaos, 16-17 septembre 2011
La troisième bordeline biennale – organisée au sein de la Demeure du Chaos – a consacré son cinquième et dernier week-end au thème "l'histoire de l'oeil", inspiré du texte de Georges Bataille écrit en 1928.
Un peu partout, des yeux et des oeufs... des corps, nus, ornés, tatoués.
Et du sexe, "histoire de l'oeil oblige".
Mais rien de "sale", même si Bataille écrivait dans Histoire de l'oeil: "je n'aimais pas ce qu'on nomme les plaisirs de la chair, en effet parce qu'ils sont fades. J'aimais ce que l'on tient pour sale."
Rien de sale malgré la projection de films X autour de lectrices lisant les extraits de la Voie humide (Coralie Trinh Thi) correspondant au tournage des séquences projetées en arrière-plan.
Rien de sale, au contraire. Les performances montrent le sexe dans sa dimension humaine, relationnelle, dans ses rapports de force comme dans sa poésie.
Les textes, les voix, les musiques et les corps mis en scène claquent comme autant de critiques du sexe sale, c'est-à-dire du sexe convenu, celui qui s'impose à autrui, celui qui maintient l'autre dans la soumission, notamment lorsque cet autre est une femme. A la place des moments de poésie et d'érotisme, des scènes de colère et de dénonciation, d'humour et de dérision. Rien de ce qui fait le fond de commerce du sexe marchand.
L'histoire de l'oeil qui a été jouée à la Demeure du chaos est aussi une interrogation sur chacun des spectateurs: qu'est-on venu y voir? qu'attendait-on?
L'histoire de l'oeil peut alors se comprendre comme l'histoire du regard porté sur le sexe et ses représentations. Elle intègre, bien sûr, la question du regard que chacun porte sur le corps, sur le sexe, sur la vie.
A ce propos, une anecdote me paraît assez illustrative des réactions que les spectacles ont pu produire. Durant la pièce de Sploshgirl, une scène la montre se faisant ligoter par un homme coiffé d'une tête de loup. Pendant tout le temps que dure la scène, elle lit un texte issu de King Kong théorie. Placé au coin de la salle, j'ai regardé le public et les regards qu'il portait sur la performance. J'ai vu des regards amusés de plusieurs femmes alors que les hommes me paraissaient graves. Etait-ce le texte de Despentes? la résistance que l'artiste offrait à son kidnapeur-loup? Peu importe. Hommes et femmes ne semblaient pas réagir de la même manière devant ce corps nu, ligoté... Aucun regard grivois non plus... Le sexe sale était ailleurs...
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| "A quand l'émancipation masculine?" (Virginie Despentes) |
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| AJ: on ne joue pas Histoire de l'oeil sans casser des oeufs |
| Avant une lecture de La Voie humide |
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| Satomi Zpira on stage |
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| Jon John |
mercredi 14 septembre 2011
Sur l'érotisation des ados et sur le regard des adultes
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| des ados... à la tenue correcte? |
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| journée d'étude à Namur en 2008 |
Cet article s'inscrit dans un dossier élaboré par Egalité-infos:
"Génération lolitas: le reflet d'une hypersexualisation?"
Pour une fois, c'est le point d'interrogation qui interroge les mutations de l'apparence des jeunes générations (notamment de celles des jeunes filles).
Je vous renvoie également à l'article commis avec Sandrine Jamain-Samson et publié dans le n°43 de la revue Sociologie et sociétés (printemps 2011), numéro thématique intitulé "Pour une sociologie de la mode et du vêtement":
Philippe Liotard & Sandrine Jamain-Samson: "La “Lolita” et la “sex-bomb”, figures de la socialisation des jeunes filles. L'hypersexualisation en question." (pour accéder au résumé, suivre le lien)
Où l'on constate tout de même qu'il y a un fossé entre l'usage de la figure de la lolita ou de la sex-bomb dans les fictions (notamment cinématographique), dans les magazines à destination des jeunes et les usages vestimentaires ordinaires de ces dernières.
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| Lolita... affiche du film de Stanley Kubricks |
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| Lolita malgré moi avec Lindsay Lohan film pour ados |
jeudi 1 septembre 2011
Oscar Pistorius en finale du 4x400 m à Daegu
Oscar Pistorius s'est qualifié, avec le relais 4x400m sud-africain pour la finale de cette épreuve. Pistorius assurait le premier relais et a transmis le témoin dans d'excellentes conditions au second relayeur, Ofentse Mogawane.
Il devient ainsi le premier athlète handicapé à participer à une finale mondiale.
L'histoire d'Oscar Pistorius me permettra d'introduire la conférence que je donnerai ce dimanche 4 septembre à la Demeure du chaos, dans le cadre de la 3è Borderline biennale, sur le thème des corps en chantier... (entrée libre, 16h)
Pour prolonger la réflexion sur Pistorius, voir l'article que je lui avais consacré sur ce blog: Pistorius, sans jambes aux mondiaux d'athlétisme.
La vidéo des qualifications, l'Afrique du Sud au couloir n°1
Epilogue: finalement, Oscar Pistorius n'a pas été aligné en finale mais il obtient tout de même une médaille. Les explications sur RDS.CA
vendredi 19 août 2011
Sportifs et réseaux sociaux
Dans l'Equipe du jour (19/09/2011), le dossier du week-end est consacré à l'usage des réseaux sociaux par les sportifs.
Une interview de ma part y figure... ainsi que des chiffres assez intéressants, à côté de quelques anecdotes dont l'Equipe a le secret.
Et puis, bien sûr, la nécro de Pierre Quinon et, en dernière page, un article sur Mourinho (qui incarne un type de virilité qui me semble dépassé, mais cela n'engage que moi).
Une interview de ma part y figure... ainsi que des chiffres assez intéressants, à côté de quelques anecdotes dont l'Equipe a le secret.
Et puis, bien sûr, la nécro de Pierre Quinon et, en dernière page, un article sur Mourinho (qui incarne un type de virilité qui me semble dépassé, mais cela n'engage que moi).
jeudi 11 août 2011
Emeutes: pillage et chasse à l'homme en Angleterre
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| La Une de Libération (11-08-2011) Crise boursière et émeutes urbaines |
Après la volonté de savoir ce qu'il s'est passé (question de description), la question glisse vers le souci de savoir qui a fait quoi (question d'identification). Reste à saisir les mécanismes qui ont conduit à ces violences collectives d'une grande ampleur (question de compréhension).
L'identification se comprend dans le cadre d'un projet répressif. Il se donne à voir par la chasse à l'homme (hommes et femmes confondues d'ailleurs) qui se met en place sur le net, via les pages de la police ou d'initiatives diverses qui diffusent des images prises durant les pillages et les émeutes, comme ici.
Au temps de la peur, s'est substitué celui de la colère et de la vengeance. Internet, loin d'être diabolisé cette fois-ci par les pouvoirs publiques, devient un outil qu'ils manipulent pour identifier les émeutiers d'une part et les pillards d'autre part. Ils appelent ainsi les (bons) citoyens à se manifester et à dénoncer (anonymement) les personnes qu'ils reconnaissent sur les images diffusées. Pas besoin donc d'avoir été témoin des délits, des crimes et de diverses violences commises. Il suffit de reconnaître quelqu'un et de transmettre les informations permettant son identification pour faire son devoir.
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| Vous les reconnaissez? call the police... |
Ces émeutes, comme toute réalité sociale non prévisible, résultent d'une configuration complexe et ne peuvent, pas conséquent, être réduites à une explication simple et univoque.Mais leur déroulement comme leurs conséquences indiquent beaucoup de choses sur la société dans laquelle elles se sont déroulées.
Que s'est-il passé?
Qui a participé à quoi?
Que peut-on en dire?
- Quelques pistes de compréhension...:
Pour comprendre 2011, la nécessité d'un détour par l'histoire contemporaine s'impose. Les émeutes en Angleterre 2011, après celles qui ont touché la France en 2005 s'inscrivent en effet dans une forme de rebellion dont le paradigme semble être les South Central Riots de Los Angeles (1992), avec des banderilles plantées au début des années 1980 dans les cités lyonnaises des Minguette (Vénissieux), du Mas du Taureau (Vaulx en Velin) et, déjà, à Brixton au Sud de Londres, en 1985.
Ce détour par l'histoire suppose d'identifier les points communs de ces mouvements collectifs violents et de souligner la spécificité de chacun d'entre eux.
Je rappelle qu'il ne s'agit là que de pistes...
Parmi les points communs (Los Angeles 1992, France 2005, Londres 2011...):
•1- un fort sentiment d'injustice et de colère à l'égard d'une décision de justice ou du décès d'une personne imputé à la police. Néanmoins, la genèse de ces sentiments trouve son origine dans des réalités distinctes. A Los Angeles, 1992, c'est à la suite de l'acquittement de plusieurs policiers auteurs de violences sur un homme noir (passé à tabac après une course poursuite) que le quartier de South Central s'embrase. A Clichy sous bois 2005, c'est le décès de deux adolescents qui avaient été poursuivis par la police qui déclenche les hostilités.
Dans ces deux cas, la décision de justice ou la mort des adolescents, génère une très grande colère de populations qui s'identifient aux victimes et se sentent maltraitées par les forces de police.
A Londres le déclenchement des émeutes est lié à la mort de Mark Duggan, qui aurait selon certaines sources des liens avec des groupes mafieux, alors que ses proches le décrivent comme un homme sans histoire (voir la page d'hommage sur facebook)
Dans tous les cas, c'est un événement perçu comme insupportable qui déclenche les violences collectives.
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| Cliquer sur la carte pour l'agrandir |
•3- Une stratégie d'affrontement avec les forces de police
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| Emeutes de Los Angeles 1992 |
•5- Des pillages
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| Los Angeles 1992 |
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| Angleterre 2011 |
Néanmoins, au-delà de ces points communs, il importe de repérer la spécificité de chacun des mouvements, ce que je ne suis pas en mesure de faire ici.
- Angleterre 2011, Emeutes, pillages et chasse à l'homme
Les images relayées par les médias de masse (TV et presse) organisent l'émotion collective. Ce que l'on constate d'abord, au visionnement des images, c'est la centration sur la destruction et le pillage. Les commentaires qui les accompagnent dressent deux catégories de la population l'une contre l'autre: les bons contre les méchants, selon un scénario assez simple.
Or, la diffusion des images (dont on reparlera tout à l'heure à propos de la chasse à l'homme qu'elles ont permise, "chasse à l'homme" étant ici utilisé de manière générique) indique très vite que la population qui se livre aux émeutes et aux pillages est plurielle.
Aux côtés de voyous figurent des passants profitant de l'aubaine d'une vitrine eventrée, des jeunes venus "faire des courses" à moindre frais, voire des personnes se défoulant contre les symboles de l'autorité (dont la police), alors que leur origine sociale les verrait plutôt du côté de cette autorité.
Les jugements en cours dans les différentes villes où ont eu lieu ces émeutes fournissent un certain nombre d'éléments de compréhension, mais soulèvent aussi un certain nombre de questions.
Diversité sociale et motivations éparses
Deux jours après la fin des émeutes, ce sont en effet près de 1500 personnes qui ont été arrêtées par la police, une bonne part d'entre elles dans l'après-coup, grâce aux images et aux appels lancés à la dénonciation des crimes et des délits. Le tribunal devient une sorte de contrepoint des idées reçues. D'abord, il indique, selon Le Monde que le profil des émeutiers est très divers, voire complexe pour Le Figaro. On peut, certes, se demander si les voyous ne sont pas que des voyous...
Néanmoins, la diversité des personnes impliquées surprend. Alors que certains commentaires se basant sur l'origine des émeutes (le quartier de Tottenham, majoritairement peuplé de personnes issues des Caraïbes) en ont fait des actes prodigués par "la communauté" afro-caribéenne, on constate d'une part que les Afro-Caribéen-ne-s sont loin de constituer la majorité des prévenu-e-s et, par ailleurs, que cette majorité est constituée de personnes au casier judiciaire vierge. Les émeutiers (du moins celles et ceux qui sont qualifiés ainsi) sont donc loin d'être des voyous des quartiers caribéens de Londres.
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| comparution immédiate |
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| comparution immédiate |
L'auto-organisation des "communautés" en groupes de défense traduit bien sûr une société multiculturelle, c'est-à-dire une société dans laquelle des groupes sociaux coexistent plutôt qu'ils ne vivent ensemble. Par ailleurs, elle indique comment le racisme fonctionne comme ciment social. Pourtant, le racisme, s'il permet de justifier certaines réactions, ne peut expliquer les émeutes en termes de groupes raciaux. Les ainsi appelées "communautés" se sont avant tout rassemblées pour défendre leurs quartiers et leurs biens (voir l'article du Figaro du 11/08/2011). La communauté musulmane, elle, est apparu relativement en retrait des violences.
Contrairement aux émeutes de Los Angeles, celles d'Angleterre voient côte à côte des individus d'origines diverses. Des commerces intra-communautaires sont pillés. Les pilleurs ne peuvent pas non plus être identifiés à une communauté, blancs, asiatiques, noirs sont côte-à-côte sur les images diffusées par la police.
Les motivations des personnes comparaissant sont également très diverses, et peu d'entre elles justifient leurs actes par une pensée politique. Ni Charlie Bauer, le Redresseur de clous, ni Khaled Khelkhal dans les prétoires britanniques, mais plutôt des opportunistes de l'instant, comme le font apparaître les articles de compte-rendu d'audience. Des gamins, des paumé-e-s, des alcooliques, des pères et mères de famille...
Images, identification et répression
A un autre niveau, l'usage des images des émeutes et de la manière dont le gouvernement et les médias ont rétabli un ordre symbolique mérite aussi que l'on s'y arrête. Les images de destruction et de violence ont généré des émotions intenses. Le pillage des boutiques peut être compris par une partie de la population, lorsqu'elle concerne le vol de produits alimentaires. Il devient moins excusable lorsqu'il s'agit de vol d'alcool ou de produits de consommation liés aux loisirs (consoles de jeux, lecteurs DVD, écrans plasma...). En revanche, l'incendie de voitures et de bâtiments, les agressions en réunion et les meurtres génèrent un colère qui s'apaise lorsque la police et les médias livrent au public les images des pillages. Le désir de punition canalise les énergies collectives sur ce travail d'identification grâce auquel de nombreuses personnes ont été arrêtées après-coup, certaines ayant même été dénoncées à la police par leur propre famille.
Les réseaux sociaux et la téléphonie mobile ont dans un premier temps été désignés comme une source de l'organisation et de la mobilité des émeutiers. David Cameron a même envisagé de bloquer twitter ou facebook, comme l'Egypte ou la Libye avaient pu le faire durant les révoltes du début 2011. Une nouvelle fois sous le coup de l'émotion, la parole politique diabolise des outils de communication. Pourtant, ces réseaux ont très peu été utilisés durant les émeutes, contrairement à la téléphonie mobile.
Ils se sont en revanche très vite transformés en alliés de la police, permettant d'identifier celles et ceux qui ou bien avaient encouragé à l'émeute ou au pillage, ou bien avaient rendu compte de leur participation, voire (pour les personnes les plus naïves) qui avaient exposé des photos de leur butin sur leur page facebook ou leur compte twitter. Les réseaux sociaux ont ainsi été mis au service d'une surveillance de tous pas tous, incarnation de cette micro-physique du pouvoir dont parlait Foucault et que Sabine Blanc avait déjà relevé en juin 2011, à propos des émeutes de Vancouver.
Les réseaux, notamment twitter, semblent avoir bien plus servi à informer des lieux ou des troubles se produisaient, à organiser la résistance citoyennes (comités de quartier, nettoyage des dégats, solidarité...) et, bien sûr, à identifier les pilleurs. (voir la brève du Post sur leurs utilisations concurrentes durant les émeutes).
Cette bascule et des jugements exprimés sur les réseaux sociaux traduit bien la manière dont le pouvoir politique se fonde sur les émotions plutôt que sur la raison. Je vous invite à consulter l'article d'Antonio A. Casilli et Paola Tubaro sur la question.
Nouvel article (18/08/2011) sur la crainte mais aussi les usages de twitter par les forces de l'ordre, sur Le Monde: Police, twitter, prison
Complément d'information: Darcus Howe, interviewé à propos des émeutes. Le racisme et les pratiques policières quotidiennes est le déclencheur des émeutes. La vidéo (sous-titrée en Français) dont je vous recommande le visionnement, vidéo que l'on retrouve en bas de l'article de Jason Paul Grant sur Owni, déjà cité ci-dessus)
La justice anglaise a fait preuve d'une extrême fermeté pour les personnes ayant utilisé Facebook pour appeler à des rassemblements durant les émeutes. Par ailleurs, d'autres ont été condamnées à de la prison ferme pour des infractions mineures. Voir l'article du monde du 17 août 2011.
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| Perry Sutcliffe-Keenan et Jordan Blackshaw condamnés à 4 ans de prison pour avoir appelé à rejoindre les émeutes via |
Le 19/08/2011, Antonio A. Casilli et Paola Tubaro ont approfondi les pistes de la dernière partie de l'article sur Owni: "Censure des médias sociaux: éléments pour une sociologie des émeutes britanniques"
Dans le Monde diplomatique de septembre 2011, un article d'Owen Jones, "L'ordre moral britannique contre la “racaille”".
... Au même moment, ou à peu près, d'autres émeutes, pour un accès gratuit à l'éducation, ont eu lieu au Chili*....
*avec ou sans twitter?
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Le jour où j’ai stoppé les Popovs dans le Bugey* « Comme il faut mal aimer son peuple pour l’envoyer à des choses pareilles. À présent je...






























