mercredi 10 novembre 2010

Une vidéo de la 4e édition de la Journée Nationale des DYS

Une vidéo mise en ligne par Poonam Cazorla Roosz : 4e édition de la Journée Nationale des DYS [HQ].
Sur cette vidéo, des extraits des ateliers et tables rondes qui se sont tenus à Paris, le 10/10/10 dans les locaux de l'ADAPT... pour le second atelier du comité interdisciplinaire d'études sur la dyspraxie organisé dans le cadre de la 4è journée nationale des DYS
Jean-Marc Roosz,  président de l'association Dyspraxique mais Fantastique (DMF), introduit les travaux en compagnie de Renan Luce, parrain de l'association.
Un atelier, animé par Amélie Gape, enseignante spécialisée dans les troubles DYS, permet aux adultes de vivre les contraintes qui pèsent sur les enfants dyspraxiques lors de la réalisation de tâches scolaires apparemment anodines...
Pierre Millerat, de l'association DMF, présente le déroulement des tables rondes.

J'y anime une discussion autour des enfants dyspraxiques dans le cadre scolaire à partir de la sixième minute.
Le son n'est pas très bon, mais suffisamment précis pour suivre la discussion...

Mise à jour d'avril 2011: deux autres vidéos de la conférence tenue pour la journée dys du 8 octobre 2010 à Lyon: Enfants dyspraxiques, l'école comme handicap? A partir de ce lien, il est possible de consulter l'intégralité des conférences et  des débats qui se sont tenus lors de cette soirée.

mardi 9 novembre 2010

"Mutantes", un dvd de Virginie Despentes autour du féminisme porno punk

Mutantes de Despentes
hors-circuits - dvd mutantes féminisme porno punk - virginie despentes

Ce billet sera court, car  la présentation du DVD de Virginie Despentes sur le site d'Hors-circuits (sur lequel il peut aussi être commandé) n'est pas faite par de jeunes publicitaires sortis d'une école de marketing, mais par une connaisseuse, en la personne de Stéphanie Heuzé (à qui l'on doit Changer le corps, La Musardine, 2000).

Il suffit donc de mentionner l'intérêt d'un tel document pour la compréhension du post-porn feminism (du féminisme post-pornographie en français) et plus largement pour interroger la place de la pornographie dans le débat féministe contemporain français.
Apocalypse bébé
Prix Renaudot 2010
En effet, Virginie Despentes ne se contente pas d'interviewer Catherine Breillat ou Coralie Trinh Thi, ce qui en soit constitue déjà un gage de qualité dans la distribution et  la finesse du propos. (Coralie Trinh Thi ici chez Ardisson, il y a mieux sans doute comme vidéo, mais elle est avec Virginie Despentes, il y a dix ans, déjà 10 ans... pour la sortie du film Baise moi).  Virginie Despentes invite aussi dans son dvd des figures historiques comme Annie Sprinkle (dont le Post Porn Feminist n'est toujous pas traduit en français), Lydia Lunch (dont l'ouvrage Will work for drugs a été traduit par Virginie Despentes et Wendy Delorme aux Editions du Diable Vauvert sous le titre Déséquilibres synthétique), Del Lagrace Volcano ou encore Beatriz Preciado...
La distribution n'est pas exhaustive, mais elle expose, à travers une vingtaine d'entretiens la place du sexe dans le travail de création, dans les revendications identitaires, dans l'activisme politique... La parole des actrices, créatrices, activistes est ici livrée sans filtre, sans jugement de valeur, ce qui permet d'accéder à leur démarche, ce qui est suffisamment rare.
Par ce dvd, Virginie Despentes atteste qu'elle sait faire autre chose qu'écrire. Elle illustre également que la description de certaines scènes situées à Barcelone dans son dernier roman Apocalypse bébé (qui vient d'obtenir le prix Renaudot 2010), relèvent d'une compréhension très fine du social, d'une connaissance "de terrain" quasiment anthropologique, là où certains critiques (?) ne voient qu'une provocation facile.

un extrait de Mutantes avec Annie Sprinkle

jeudi 4 novembre 2010

Parution de l'éternel singulier. Ouvrage collectif sur les handicaps

L'éternel singulier - Questions autour du handicap vient de sortir aux éditions Le Bord de l'eau. Il articule des témoignages de personnes handicapées et des analyses sur leur place dans la société, dans l'entreprise... des réflexions sur le corps, le regard porté sur l'autre, différent...

Cet ouvrage résulte d'une initiative de la mission handicap d'ERDF qui s'est traduite par des conférences-débats dans plusieurs régions françaises selon un même canevas, initiative pilotée par Gyslaine Prost (télécharger le dossier de presse). Il s'agissait de présenter à la fois le témoignage d'une personne de l'entreprise touchée par un handicap et la réaction d'un-e scientifique ou d'un-e intellectuel-le à ce témoignage, avant de débattre avec l'assistance. Le livre rassemble à la fois les témoignages et le propos des philosophes, anthropologues, sociologues, médecins...

En voici la présentation faite par l'éditeur:
"Ce livre propose neuf études sur les situations de handicap. Il réaffirme, grâce à la mise sur la scène publique des droits de l’homme, que ces situations, à la naissance ou acquises, ne mettent pas en cause la qualité inaliénable d’être humain - évidemment. Surtout, son titre, L’éternel singulier, souligne l’irréductibilité du vécu de la personne en situation de handicap. Si l’accent est mis sur les individus, ce livre explore également les médiations contextuelles dans lesquelles s’inscrit le handicap vécu en première personne. À l’évidence, la société (les représentations du corps, les logiques sociopolitiques et les paradigmes intellectuels dominants) se reflètent dans le miroir du handicap, et donc conditionnent les voies de l’intégration des personnes handicapées. Ce livre est aussi une recherche sur les matrices de l’intolérance, dans diverses sociétés, occidentales ou non, d’aujourd’hui ou du passé. Quels sont ces modes de pensées archaïques et contemporains qui cohabitent et donc configurent le regard posé sur le handicap ? Quels sont les lieux d’exercice et de perpétuation de cette intolérance ? Comment couper à la base les constructions idéologiques qui la sous-tendent ? Enfin, cette somme de réflexions entretissent les analyses de disciplines différentes : ethnologie, anthropologie, sémiologie, philosophie, sociologie, science politique, médecine, etc.
Toutes ces contributions sont précédées d’un bref récit de vie, et donc leur développement respectif ancré dans l’expression du sentiment immédiat qu’une personne handicapée a d’elle-même, de sa situation."

Avec des contributions de Robert Misrahi, Jean Claude Ameisen, Benoît Heilbrunn, Françoise Héritier, Mark Hunyadi, Guillaume le Blanc, Philippe Liotard, Joseph Maïla, Éric Minnaërt

mercredi 3 novembre 2010

Programme de la Biennale Universitaire pour l'égalité entre les Femmes et les Hommes

Biennale pour l'égalité
entre les Femmes et les Hommes
Université Lyon 1
15-25 mars 2011
ACTUALITE du 16 juillet 2012:  Pour accéder aux Actes de la Biennale 2011 en ligne, cliquer ici.

Les inscriptions sont ouvertes pour la première Biennale universitaires pour l'égalité entre les Femmes et les Hommes.

L'Université Lyon 1organise sa première biennale pour l'égalité entre les Femmes et les Hommesplacée sous le Haut parrainage de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Dans le cadre de sa politique visant l’égalité entre les Femmes et les Hommes, l’Université Lyon 1 (France) institue une
Biennale Universitaire pour
l’Egalité entre les Femmes et les Hommes
du 15 au 25 mars 2011
.
Respectueuse des grands axes de la Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif du 29 juin 2006, l’Université Lyon 1, s’est dotée d’une Charte pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes signée par son Président, Lionel Collet, le 18 décembre 2007. Cette charte a été adoptée par la Conférence des Présidents d’Université (CPU), deux ans plus tard, en décembre 2009.


Biennale universitaire pour l'égalité
entre les Femmes et les Hommes
Université Lyon 1
La mise en oeuvre de la charte s'appuie sur une mission pour l'égalité entre les Femmes et les Hommes. La mission propose les grandes orientations pour une politique égalitaire à l’Université Lyon 1. Ces orientations touchent les domaines de l’enseignement, de la formation des personnels, de l’orientation et de l’insertion professionnelle des étudiant-e-s, de la recherche, de la diffusion des connaissances, de la prévention des violences sexuelles, sexistes et homophobes et de la collaboration internationale.

Outil de cette politique, la Biennale vise à impulser une réflexion plurielle et rigoureuse sur la question de l’égalité entre les hommes et les femmes à l’Université mais aussi à partir de l’Université, sur tous les points précédents. Ses objectifs sont de trois ordres :

1) faire le point sur les orientations politiques en faveur de l’égalité, et sur leurs mises en œuvres, en France, en Europe, ainsi que dans d’autres universités francophones.

2) interroger les politiques en faveur de l’égalité, dans leurs spécificités comme dans leurs complémentarités. Il s’agira de questionner les conséquences des termes utilisés pour orienter ces politiques, comme par exemple, « égalité entre les femmes et les hommes », « égalité des chances », parité, diversité, lutte contre les discriminations, etc.

3) Enfin, le troisième objectif consiste à positionner l’Université comme un pôle de ressources en matière de formation aux questions du genre et de l’égalité, dans les domaines de la santé, de l’Education, de la prévention des violences, de la lutte contre les stéréotypes et les discriminations.

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs actions ont été programmées sur les dix jours de Biennale
Parmi elles, figurent trois moments forts correspondant à trois niveaux d’analyse et d’implication




Par ailleurs, d’autres actions sont prévues en direction des étudiants et des personnels de l’Université Lyon 1, mais aussi du grand public. Durant les dix jours de la Biennale, en effet, des manifestations culturelles et festives se tiendront sur divers sites universitaires et non universitaires de l’agglomération lyonnaise.
Parmi ces manifestations, des expositions, conférences, débats, mais aussi le lancement, en clôture de la biennale du deuxième Printemps de la Jupe et du Respect de Lyon.

mardi 2 novembre 2010

Premier entretien pour le projet d'étude sur la dyspraxie

Ce soir, je réalise le premier entretien concernant l'étude sur les jeunes dyspraxiques. L'étude se propose d'analyser la vie quotidienne des enfants dyspraxiques en contexte scolaire puis d'observer, pour les plus âgés leur insertion dans le monde du travail. L'enjeu consiste à identifier tous les problèmes rencontrés au jour le jour, malgré la reconnaissance par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) , les Plans Personnalisés de Scolarisation (PPS) et l'ensemble des aides apportées. De même il s'agit de repérer comment préparer puis accompagner les personnes recrutées en entreprise sur des emplois aidés.

L'étude est nationale. Elle est réalisée auprès de jeunes dyspraxiques garçons et filles, auprès de leurs parents, auprès de professionnels de la santé et de l'éducation, auprès de responsables associatifs, auprès d'entreprises. Elle se déroule sur trois ans.
Cette étude est réalisée pour l'association Dyspraxique mais fantastique (DMF), avec un financement de la mission handicap d'ERDF.

Si des personnes veulent participer à l'enquête, vous pouvez me contacter. Il importe que vous ayez un enfant diagnostiqué dyspraxique, scolarisé ou l'ayant été.
Ou bien, si vous êtes un ou une professionnel-le travaillant ou ayant travaillé avec des enfants ou de jeunes dyspraxiques.
Ou bien encore, si vous êtes vous-même dyspraxique, scolarisé-e, professionnalisé-e ou sans emploi.
envoyez-moi un message avec vos coordonnées à l'adresse suivante:
philippe.liotard [à adresser à] univ-lyon1.fr
(en remplaçant [à adresser à] par @)

lundi 1 novembre 2010

Premières acquisitions en vue de l'étude sur la précarité à Lyon

Voici quatre ouvrages achetés pour "me mettre dans le bain". Quatre ouvrages relevant de projets différents, mais que j'ai sentis comme utiles pour lancer la réflexion... avant le travail de construction de l'enquête proprement dite:

• Sébastien Chauvin, Les agences de la précarité. Journaliers à Chicago, Paris, Seuil (collection Liber), 2010.
• François Chobeaux, Intervenir auprès des jeunes en errance, Paris, La Découverte (Alternatives sociales), 2009.
• Philippe Corcuff, La Société de verre. Pour une éthique de la fragilité, Paris, Armand Colin, 2004 (à 30€30, l'éthique de la fragilité ne s'affranchit pas de l'éthique du capitalisme ;-)
• William T. Vollmann, Pourquoi êtes-vous pauvres?, Arles, Actes Sud (Babel), 2008

L'enquête en question porte sur le rapport au corps et les pratiques corporelles de personnes en grande précarité dans l'agglomération lyonnaise. Elle devrait débuter d'ici la fin de l'année 2010

Le jour où j’ai stoppé les Popovs dans le Bugey* « Comme il faut mal aimer son peuple pour l’envoyer à des choses pareilles. À présent je...